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La maison Embrin, de la semence de lin à la parure de lit

A l’occasion d’un séjour en chambres d’hôtes, Camille et Alexis MENAGER dorment dans des draps en lin lavé. Quel régal !! A leur réveil, ils relèvent la marque pour en acheter de similaires.

Mais après quelques nuits et plusieurs lavages, la parure se dégrade.
Il faut savoir que notre couple descend d’une famille de 4 générations de liniculteurs, dont un grand-père teilleur.
Fort logiquement,  ils se demandent d’où vient ce lin, par qui a-t-il été cultivé, teillé, tissé, teinté, et confectionné ?
Malheureusement aucune indication sur la provenance du lin et la traçabilité du produit n’existe.
Dans une région qui produit 55 % du lin à fibre mondial, ils ne pouvaient pas laisser perdurer le risque d’amalgame sur l’origine.

Le lin en Normandie, c’est comme le camembert !

Famille de producteurs de lin depuis 4 générations, Camille et Alexis MENAGER  décident alors de faire honneur à leurs aïeux. Ils se lancent dans la transformation de cette fibre naturelle d’exception qui pousse dans leur propre ferme en Normandie, en plein pays de Caux, à deux pas de la côte d’Albâtre.

La création d’une marque propre leur apparaît comme une évidence, un devoir vis-à-vis de leur famille. Ce sera : EMBRIN.

Une gamme PREMIUM, qui proposera des produits en lin pour le lit, la table, le bain, et aussi des rideaux et des canapés.

Comment s’y prend le couple MENAGER pour faire honneur à la noblesse du lin ?

L’ADN de la marque repose sur l’idée qu’il faut savoir d’où vient le produit et d’avoir l’œil sur toute la chaine de production, de la graine jusqu’à la chambre.  L’œil de l’expert, qui a gouté un jour le plaisir de dormir dans des draps en lin et qui veut retrouver toujours cette belle sensation.

EMBRIN entreprend une collaboration étroite avec Terre de Lin, la coopérative normande toute proche, acteur majeur de la filière Lin textile avec 15 % du lin mondial traité.

La collaboration porte d’abord sur la sélection des semences les mieux adaptées au terroir local. Avoir les bonnes variétés, locales et certifiées est un gage de qualité. Terre de Lin va plus loin, elle innove pour diminuer le traitement chimique des semences.  Par un procédé à la vapeur, Terre de Lin obtient des semences saines sans produits chimiques.

Il est de coutume de penser que le lin se cultive en France et part en Chine pour être tissé et confectionné sur place pour nous revenir sous forme de vêtements ou linge de maison en lin.

Camille et Alexis MENAGER militent pour une traçabilité maximale. A l’idéal, ils aimeraient pouvoir dire dans quelle parcelle le lin qui se trouve dans ces draps a poussé.

Ce n’est pas encore possible. D’autant que le procédé du teillage oblige à mélanger des lins de plusieurs parcelles pour obtenir une régularité des produits à la sortie. Un peu comme on assemble un Champagne pour satisfaire, chaque année, les palais habitués à la marque.

Avec son ADN local EMBRIN fait le choix d’acteurs le plus locaux possibles. Sans jamais sacrifier la qualité.

Premier avantage : ils choisissent la qualité des fibres. Une des qualités d’un tissu se définit pas sa contexture. La contexture désigne le nombre de fils dans la trame de tissage et le diamètre du fil.
Autant de critères déterminants qui se retrouvent dans la qualité du produit final, si chère à leur marque premium.

Les tisseurs sont également suivis de près. EMBRIN travaille avec 5 tisseurs, 3 français et 2 européens. Il y a parfois une qualité qu’on ne trouve qu’en Italie, par exemple.

EMBRIN crée ses propres gammes de couleurs.
Et travaille avec des teinturiers pour les essais sur le tissu. Une couleur crée en laboratoire réagit sur le tissu. Parfois 5 à 6 essais sont nécessaires pour trouver le rendu recherché.

C’est d’ailleurs au niveau du teinturier que s’effectue une opération dont connait bien le résultat mais pas le process.

Comment obtient t-on le lin lavé ?

Le lin lavé confère au tissu une texture plus souple, moins rêche, comme l’étaient les lins de nos grand-mères.
Si chaque acteur à sa technique et la garde bien au chaud, l’action de base est la même : il s’agit de casser la fibre naturelle du lin. Certains les lavent, d’autres la passe dans une sorte de gros sèche-linge à haute température. Le résultat : ce sont ces lins d’un aspect froissé, souple, légers.

 

Les tissus ainsi obtenus sont reçus par l’équipe de EMBRIN qui est prête à le confectionner.
C’est là que démarre la dernière étape de production.

 

Camille et Alexis MENAGER dans la fermeCrédit photo EMBRIN
Draps de Housse en lin lavé vertCrédit photo EMBRIN
Nappe en lin pour table dans un cadre champêtreCrédit photo EMBRIN